L'emploi

Comment créer mon parcours ?

Cadre juridique

Travailler dans le sport ne s'improvise pas. Le code du sport au travers de l’article L.212 et suivants précise que pour enseigner, encadrer ou animer une activité physique contre rémunération, il est obligatoire de posséder un diplôme reconnu par l’Etat. Ce texte est un gage de sécurité et de compétence dans l’encadrement de pratiques où il existe quelques fois des risques liés à la pratique du sport. Le secteur de l’animation n’est pas règlementé de la sorte, néanmoins posséder un diplôme est l’assurance de trouver un emploi de manière beaucoup plus certaine.

C’est cette nécessité d’acquisition de compétences pour l’emploi que l’on recherche, qui induit la notion de parcours.

Avoir un emploi dans le sport ou dans l’animation globale, au-delà du fait de simplement trouver un poste et un employeur, relève de la notion de parcours : travailler dans ce secteur demande de s’y imprégner, de s’immerger et de se construire son propre parcours. Il passe quelques fois par du bénévolat pour être sûr de ses choix et avoir une première expérience avec les publics visés (jeunes, seniors, compétiteurs, loisirs…), par les premiers diplômes d’encadrement fédéraux, ou encore par le BAFA. Ces étapes sont souvent incontournables pour suivre et réussir une formation professionnelle et trouver son propre emploi. Les activités sportives et d’animation peuvent également s’exercer dans le cadre du volontariat, du bénévolat, ou du service civique.

Une fois que l’on a construit son parcours et que son projet est abouti, il faut choisir le statut dans lequel on veut exercer son métier. L’emploi dans le secteur de l’animation et du sport recouvre de nombreux métiers : animateur, éducateur sportif, professeur, directeur de projet, conseiller technique, agent de développement, organisateur d’événement, etc. Ils peuvent s’exercer au sein de structures tout aussi diverses, tels que les clubs sportifs, les salles privées, les MJC, les centres de vacances ou de loisirs, les collectivités territoriales, les associations…

Il est possible de travailler au sein de ces structures, soit en tant que travailleur salarié, soit en tant que travailleur non salarié (TNS).

Le statut de travailleur salarié

C’est le statut le plus classique. Les interventions peuvent s’effectuer dans le privé au sein de structures marchandes (sociétés…) ou non marchandes (principalement associations), mais également dans la fonction publique en tant que fonctionnaire, dont les recrutements se font principalement par concours, mais également par voie contractuelle lorsqu'elle recherche des profils ou des compétences particulières. A noter que certains dispositifs permettent à des publics sans qualification d'accéder directement à un emploi public sans passer de concours ou de suivre une formation en alternance débouchant vers une titularisation.

Pour plus de détails, consultez le site de la Fonction publique.

Le statut de travailleur non salarié

Il est également possible d’exercer à son propre compte en proposant ses prestations en tant qu’indépendant, en créant une entreprise individuelle notamment (par exemple avec le statut d'auto-entrepreneur).

Zoom sur le statut d’auto-entrepreneur

Mis en place depuis le 1er janvier 2009 pour les entreprises individuelles artisanales, commerciales ou libérales, il offre des formalités de création d'entreprises allégées ainsi qu'un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations et contributions sociales et de l'impôt sur le revenu, mais il est important de noter qu’il ne permet ni le bénéficie de l'assurance chômage, ni les indemnisations au titre des accidents du travail.

Vous trouverez également des informations utiles dans la brochure "Le point sur régime Auto-entrepreneur".